Le parc de la Feyssine
Parc de la Feyssine

Vous en avez assez du Parc de la Tête d’Or ? Allez à la Feyssine ! Le parc de la Feyssine (qui comme son nom ne l’indique pas, n’est pas à Feyzin mais à Villeurbanne), est le parc à l’ambiance “naturelle” le plus facile d’accès depuis la ville !

Pour s’y rendre c’est simple : longez le parc de la Tête d’Or par les quais en direction du nord et derrière le grand rond-point, paf il y a le parc de la Feyssine ! Il y aussi des entrées possibles par le campus de la Doua.

Parc de la Feyssine
Parc de la Feyssine : plan de masse des aménagements paysagers, 1/1000e avril 2000. (cote AMV 6Fi39) – Archives de Villeurbanne.

Bien que proches géographiquement, il est à peu près l’opposé du parc de la Tête d’Or…

De la place pour tout le monde.

Il est certes plus petit en superficie, mais étant beaucoup moins fréquenté, la sensation d’espace est bien plus grande. Même les beaux jours, il est possible de déplier entièrement sa nappe à pique-nique sans déborder sur l’espace du voisin et de courir sans slalomer entre les joggers.

Bien qu’un peu plus loin de la ville il est très accessible par les bus qui passent à la Cité Internationale (C1, C4 et C5) puis rejoindre à pieds, ou par le T1 (IUT Feyssine). On peut aussi s’y rendre en quelques coups de pédales ! 🚲

On y a un vrai sentiment de liberté, et pas que nous…

Les animaux s’y baladent librement.

Le parc a ouvert en 2002 et il a été conçu dans le but de préserver et favoriser tant que possible la biodiversité présente. Nous sommes en ville et en tendant l’oreille on entend le bruit des voitures au lointain, et pourtant les oiseaux y chantent, les castors y font des constructions de bois, les mantes religieuses femelles dévorent leurs amant après copulation et les alytes accoucheurs mâles y protègent leurs oeufs fécondés jusqu’à éclosion… la vie quoi !

Mante Religieuse

Ils ne sont pas en cage alors le seule moyen de les garder présent est de respecter leur tranquillité et leur habitat ! Vous pourrez donc y voir des animaux libres… mais pas que !

Et pour une bonne transition mêlant animal et végétal : les jardiniers ou “accompagnateurs de la nature” comme ils aiment se faire appeler à la Feyssine on testé la “tonte” des prairies par des moutons !

… Les végétaux y prennent leurs aises.

Loins des allées entretenues et des espèces internationale du parc de la Tête d’Or, à la Feyssine se trouvent des prairies touffues, des bois irréguliers et des espèces végétales locales. La place du promeneurs et parfois un peu contrainte, on doit passer sur des passerelles réservées aux piétons mais c’est pour mieux mieux favoriser et donc apprécier la nature. Ce n’est pas dit que vous ne vous trouviez pas face à un arbre mort, couché au sol qui n’a pas été évacué pour faire place nette. Si c’est le cas, rassurez-vous, ce n’est pas que les agents ont mal fait leur travail ! C’est un choix de gestion. Ainsi, il devient devient un refuge à insecte avant de se décomposer et de redevenir (non pas poussière mais) humus ! C’est ainsi qu’il enrichit le sol pour les autres plantations. Autrement dit, le but ici n’est pas de “maîtriser” la nature mais de la laisser agir autant que possible et de l’accompagner pour la cohabitation avec l’homme et la ville.

Avant le parc, c’était quoi là ?

De la nature au forage.

D’abord c’était un terrain indomptable du fait des nombreux bras du Rhône (les lônes) qui débordaient régulièrement. Il a longtemps été un terrain agricole communal, puis il est devenu un lieu occupé par l’armée. L’emplacement s’est peu à peu façonné suite à la construction de la digue, celle-là même qui avait permis la construction du parc de la Tête d’Or dans la 2eme moitié du 19e siècle.

Le territoire de la Feyssine se dessine et des arbres continuent à y prendre racine (ça c’était juste pour la rime). Alluvions, lônes et saules le peuplent. Mais son premier destin n’était pas de devenir un parc pour la délectation des Villeurbannais et des Lyonnais. Non. Ça allait devenir le lieu de captage d’eau potables pour abreuver l’ensemble de l’agglomération lyonnaise. À la fin du 19e siècle d’immenses puits de forage y sont installés prélevant centaines de millions de litre par jour, plus tard des réservoirs gigantesques sont installés… Et la Feyssine hydrate les environs pendant 80 ans !

Usine des eaux de la Feyssine
Archives de Villeurbanne – lerize+

Du forage à la jachère… à la nature

À partir des années 70, le site est laissé en jachère. Il sert d’entrepôt de matériaux en attendant de savoir ce qui en sera fait. Un grand projet immobilier d’agrandissement de la ville et d’ouverture sur le Rhône est proposé puis abandonné… Et pendant ce temps la nature reprend ses droits. Des nouveaux milieux naturels se développent !

Parc de la Feyssine
Archives de Villeurbanne – lerize+

Alors pourquoi ne pas en faire un vrai parc agréable à fréquenter et le plus naturel possible ?! Les travaux débutent en 2000. La suite, vous la connaissez !

Mais ça a aussi été… un bidonville.

À l’instar de Gerland, la Feyssine a accueilli un bidonville après la 2nde guerre mondiale. Une partie de l’actuel parc (en parallèle du forage dans les année 50 – 60), a vu naître puis disparaître le bidonville du Chaâba (« le trou » ou « le patelin » en arabe). Une 20aine de famille venues d’Algérie s’y étaient installées dans des habitats précaires. L’histoire du Chaâba a été raconté dans le livre autobiographique “Le Gone du Chaâba” d’Azouz Begag. Pour en savoir plus sur cet épisode, rendez-vous sur le rize+ !

Et pour continuer votre visite de Villeurbanne, allez jeter un oeil à notre visite théâtralisée des Gratte-Ciel !

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