À quoi sert le Carnaval ?
Bugnes du Carnaval

À quoi sert le Carnaval ? À se déguiser ? Oui mais encore… À manger des bugnes ? Certes… Petit décryptage pour vous !

Les origines du carnaval

Le Carnaval, dans la culture chrétienne, c’est la dernière occasion de tous les excès avant les 40 jours de l’austère Carême qui précèdent la fête de Pâques. On en profite, on fait la fête, on mange gras, car on ne le fera plus pendant ces 40 jours.

Mais dans la culture païenne (dont s’est inspirée l’église au commencement…) c’était aussi une façon de célébrer la fin de l’hiver, le printemps qui revient. Même si lorsque Pâques tombe très tôt, on a du mal à imaginer déjà la fin de l’hiver…

Le printemps qui revient est vécu comme une sorte de renaissance qu’il faut honorer dans l’exubérance, la fantaisie et l’imagination. L’hiver et ses noirceurs, son froid, ses difficultés sont oubliés dans cette grande fête, et dans certaines traditions, un « bonhomme carnaval » est même brûlé.

On dit aussi que le carnaval était une manière de contrôler les excès en les laissant tous ressurgir une bonne fois pour toute, avant de redevenir plus sérieux… Car les carnavals ont toujours existé, dans toutes les civilisations !

Les bugnes

À Lyon et dans toute la région, pour mardis gras, on mange des bugnes ! Mardi gras quoi…

Les bugnes sont de petits beignets, la pâte est faite de farine, oeuf, lait et beurre, parfois aromatisée à la fleur d’oranger (autrefois à la rose), et le tout est frit. Les bugnes sont dégustées saupoudrées de sucre glace…

Ce qui est sûr, c’est qu’elles font partie de nos traditions culinaires depuis très longtemps. Dans « Pantagruel », édité en 1532, Rabelais mentionne les bugnes dans sa liste des spécialités lyonnaises.
On sait aussi qu’elles sont vendues au cours du 16e siècle par les Dames de Saint-Pierre, les religieuses installées au couvent Saint-Pierre, actuel musée des Beaux arts. Ces dernières étaient délicates, et parfumées à la rose (les bugnes, pas les religieuses).
[Source : Saveurs de Lyon et du Rhône, Jean-François Mesplède. La Taillanderie 1996]. 

Retrouvez notre article complet sur l’histoire des bugnes lyonnaises !

Comments

6 avril 2016
[…] certaine manière, il s’agissait donc de contrôler les excès en les laissant tous ressurgir une bonne fois pour toute, avant de redevenir plus sérieux… […]

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