Le pape Jean-Paul II à Lyon 🙏

Mercredi 25 novembre 2020

Pendant le confinement, chaque jour une chanson ou une histoire ! Aujourd’hui, la venue du pape Jean-Paul II à Lyon en octobre 1986.

      Jean-Paul II et Jean-Michel Jarre à Lyon

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En octobre 1986, la ville de Lyon accueille le Pape Jean-Paul II. En suivant son parcours, voici une petite histoire de grands moments du catholicisme lyonnais. Comme on est un peu chauvins, on ne vous racontera pas les escapades papales dans la région pendant son séjour, nous nous cantonnons à Lyon.

Jean-Paul II atterrit le samedi 4 octobre à Satolas et est accueilli par le Président Mitterrand. L’aéroport n’a rien à voir avec le catholicisme lyonnais, mais à peine deux heures après son arrivée, le Pape est déjà à la Croix-Rousse, à l’amphithéâtre. Il commence par le commencement : là où les martyrs chrétiens auraient été tués en 177.

Dans l’après-midi, le Pape retourne en banlieue, à Eurexpo. Non, non, aucun miracle n’a jamais eu lieu à Eurexpo, mais Jean-Paul y béatifie le Père Chevrier devant une foule de 300.000 personnes. Au 19e siècle, le père Chevrier, nommé à la paroisse Saint-André découvre la misère prolétarienne à la Guillotière. Il acquiert une salle de bal, le Prado, et la transforme en école pour les enfants pauvres. L’œuvre du Prado existe encore aujourd’hui et s’est distinguée dans les années 1950 en s’engageant dans le mouvement des prêtres ouvriers, pour la décolonisation et contre la guerre d’Algérie.

Le dimanche 5 octobre après-midi, le Pape Jean-Paul II s’adresse aux détenus dans l’émission de RCF « Le téléphone du dimanche ». Puis il est à la cathédrale Saint-Jean pour rencontrer les malades. Notre belle cathédrale, construite pendant 300 ans au Moyen- ge. Une cathédrale à ne pas confondre avec une basilique, n’est-ce pas ? (on vous renvoie à un podcast précédent)

Quelques heures plus tard, le Pape est au stade de Gerland, non pour échanger quelques passes avec les joueurs de l’OL, mais échanger sur la foi avec 50.000 jeunes. (on en profite pour renvoyer à notre podcast sur Tony Garnier, mais ceci n’a rien à voir avec notre sujet…)

Point d’orgue dans le souvenir des lyonnais le dimanche soir. Le pape est à la basilique de Fourvière (à ne pas confondre avec une cathédrale… mais je me répète là) et depuis la loggia il souhaite une “bonne nuit” aux Lyonnais, non sans les avoir bénis auparavant.

Les cloches de la ville sonnent, et c’est le début du méga concert de Jean-Michel Jarre (un lyonnais) devant 800.000 personnes amassées sur les quais de Saône, sur les piliers du “magnifique” parking Saint-Antoine (qui n’était lui pas au programme du Pape, on le comprend), aux balcons et sur les toits. A propos de programme, le Pape n’assiste pas au concert, il rejoint l’archevêché à côté de la basilique pour un buffet. Les Lyonnais eux découvrent la harpe laser de Jean-Michel Jarre.

Le lundi et le mardi, le Pape prend le temps encore de passer au Prado à la Guillotière, de passer à l’Université catholique de Lyon, de méditer le rosaire en direct à la radio et de se souvenir de Pauline Jaricot et son “Rosaire vivant” (on vous parlait d’elle dans un podcast il y a quelques jours), de visiter la maison natale du curé d’Ars né à Dardilly.

Le mardi soir, le Pape s’envole pour Rome, c’est le Premier ministre Chirac qui lui dit au-revoir sur le tarmac.

Pour la petite histoire, le centre de presse internationale est installé sur un bateau, amarré quai Claude Bernard, devant l’Université Lyon II.

Pour la petite histoire encore, la sécurité autour du pape est prise très au sérieux, il a été attaqué cinq ans plus tôt à Rome. A Lyon, on évoque surtout la prédiction funeste de Nostradamus annonçant la mort d’un pape…

Retrouvez toutes nos « Histoires et Gognandises Lyonnaises » sur notre calendrier de confinement, ou en podcast : Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Soundcloud.

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