L’éboulement de la colline de Fourvière ⛰

Jeudi 26 mars 2020

Pendant le confinement, chaque jour une chanson ou une histoire !

      Éboulement

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Notre histoire commence le 12 mai 1925. Ce jour là, une étude est adressée au maire Édouard Herriot concernant l’affaissement de la colline. Mais le maire est préoccupé par le redressement de la ville moins de 10 ans après la guerre. Il refuse de s’intéresser au projet qui lui est proposé pour résoudre ce problème d’affaissement : c’est beaucoup trop cher.

5 ans plus tard, en 1930, il pleut énormément sur Lyon pendant tout l’été et l’automne. Le 10 Novembre de la même année, un employé de la mairie qui passait dans la montée du chemin neuf constate un ruissellement abondant et anormal. Il s’inquiète et monte un peu plus haut, jusqu’à l’hôpital des Chazeaux, juste en face du théâtre de Fourvière. Là, l’administrateur de l’hôpital lui signale plusieurs terrasses qui se sont effondrées sous des affaissements de terrain.

L’employé retourne à son bureau le plus vite possible et tente de remettre la main sur le rapport qui avait été présenté au maire en 1925. Il comprend que quelque chose de grave est en train de se passer. 2 jours plus tard, le 12 novembre, il décide de faire évacuer d’urgence l’hôpital et fait interdire la circulation de poids lourds dans la montée.

La nuit du 12 au 13 novembre, vers 1h du matin, les habitants du quartier Saint-Jean entendent un bruit violent et ce sont plusieurs immeubles qui s’effondrent sous le glissement de terrain. On sonne la sirène, le tocsin et les habitants du quartier accourent malgré la nuit et le froid pour essayer de chercher les survivants dans les décombres. Mais une heure après le premier glissement de terrain, un deuxième a lieu et des bâtiments qui tenaient encore fragilement debout s’effondrent à leur tour, ensevelissant les voisins venus à l’aide. Le temps de faire venir de nouveaux pompiers et forces de l’ordre, et c’est un 3e éboulement qui survient.

40 morts seront à déplorer. Rien ne sera jamais reconstruit sur ce funeste lieu.


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